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Daredevil de 1964 à 1965

Publié le par Hugo Glineur

Daredevil…sans doute un personnage à mettre dans mon Top 5 Marvel…Par ailleurs si vous n’avez pas encore regardé la série éponyme de Netflix, je vous la conseille ! Elle est géniale !

Bon alors pour ceux qui ne connaissent pas le personnage, ma review va s’en doute vous intéresser ; puisqu’elle portera sur l’Intégrale de Daredevil publié par Panini. Ce recueil comporte les 11 premiers numéros du justicier parus entre 1964 et 1965.

Matthew Murdock est devenu aveugle à la suite d’un accident pendant lequel ses yeux ont été en contact avec des produits chimiques. Devenu adulte, il exerce la profession d’avocat. Si le jour, il est contraint d’appliquer les lois, la nuit il enfile son costume et combat les criminels qui passent au travers des mailles du filet législatif. Parabole humaine de la fameuse « justice aveugle », Daredevil incontestablement un incontournable Marvel.

Alors pour faire découvrir cette intégrale je ne vais pas vous raconter chacune des onze histoires. Je rappelle à ceux qui lisent mes chroniques pour la première fois que mon but ici n’est pas de vous spoiler tout un livre, mais de vous donner envie de le feuilleter en librairie.

Avant toutes choses, il faut remettre le personnage dans son contexte. On ne peut comparer 1964 et 2016 : tout est différent ! Que ce soient les décors, les scénarios, les dessins, le texte, la mise en forme, tout as évolué… C’est pour cela que je conseille cet ouvrage à des personnes s’y connaissent déjà un peu en comics plutôt qu’à une personne souhaitant découvrir ce genre de BD.

L’origine du super-héros est décrite dans la première histoire. La mère de Matt est morte laissant le père s’occuper seul de son enfant. Ayant besoin d’argent pour que son fils ait un meilleur avenir, son père, boxeur, se voit obliger d’accepter de participer à des combats truqués. Matt commence alors ses études et devient très brillant. Préférant étudier plutôt que de jouer avec les jeunes de son voisinage, il devient l’excellence de ses pairs à l’école. Sans arrêt la cible de plaisanteries par les gaillards qui se vantent de leurs musculatures, Matt, nommé Daredevil, en raison du nom de scène de son père; va s’efforcer de développer son physique tout en cumulant ses parfaits résultats à l’école…

Mais les années passent et les Murdock commencent à manquer d’argent. Son père signe alors un dernier marché duquel il en tire un énorme chèque. Voulant dévoiler la nouvelle à son fils, qui vas pouvoir ses études, il rentre à l’appartement. Matt, revenant de la bibliothèque voit un homme aveugle traverser la rue. Les conducteurs ne l’ayant pas vu, Matt, s’élance et sauve l’homme. Il entre alors en collision avec un baril de produits chimiques qui lui retire la vue.

La nouvelle est dure, mais Matt, optimiste ne souhaite pas abandonner son père et redouble d’efforts à l’école lisant maintenant en braille. Désormais son regard sera assuré par son Foggy qui va lui décrire ce qu’il voit. C’est avec lui, que Matt va créer son cabinet d’avocat « Nelson & Murdock »

Alors que tout recommence à aller mieux, les scrupuleux investisseurs avec lesquels le père de Matt avait passé un accord se retournent contre lui et l’obligent à perdre ses matchs…Le public s’étant agrandi depuis toutes ses victoires, les recettes n’en sont que plus juteuses…

Mais par fierté, le père de Matt refuse de laisser perdre son combat et le gagne…Le « Fixer » et les autres arnaqueurs n’ont pas du tout appréciés le geste de Murdock et décident de l’assassiner d’une balle…

Comptant sur Foggy, Matt réussit ses études et s’installe comme avocat à Hell’s Kitchen.

Avocat de jour, justicier la nuit, Matt va tout faire pour mettre hors d’état de nuire « le Fixer »

Au cours du premier récit, on insiste bien sur son enfance et son rapport avec son père.

Evidement, les auteurs nous montrent aussi comment le héros passe de Matt Murdock l’avocat en costume en un justicier…jaune...Quoi ? Jaune ? Daredevil est rouge normalement ?!

Et bien non ! Ce n’est que dans les 6 premiers numéros que Daredevil est équipé d’une combinaison jaune et noire. C’est ensuite, seulement, qu’il adoptera le rouge traditionnel. Personnellement, j’adore ce costume !

Ce justicier s’équipe de sa canne de non-voyant pour combattre les malfrats la nuit. Transformant sa canne en bâton il frappe les méchants et la retransforme lorsque l’aube apparaît.

Ayant perdu un sens, Matt a considérablement développer les autres si bien qu’il discerne tout son environnement à la manière d’un sonar. C’est au travers de cette « réalité virtuelle » que Matt parvient à être physiquement plus habile et plus fort que ses opposants.

Dans les autres histoires, Matt rencontrera d’autres personnages emblématiques comme les 4 fantastiques, Electro ou encore Namor, faisant de lui un personnage déjà important pour l’époque.

Cover de Daredevil publié chez Panini

Cover de Daredevil publié chez Panini

Note :

Scénario : Comme beaucoup de comics à l’époque, la vision adoptée était très manichéenne. Toutefois, même si les scénarios sont relativement construits de la même manière, il y a toujours une « morale » que le lecteur apprends une fois lu…Même si cette morale est assez simple, n’oublions pas qu’à l’époque les comics visaient des enfants…

Soulignons également que Daredevil est une scénarisé par Stan Lee. Cette pointure emblématique de Marvel as crée énormément de personnages à cette époque là

5/5

Les graphiques : Que dire des graphiques ? On est dans les années 60…Un style bien rétro… Là je pense qu’il n y a pas de demi-mesure…soit on aime soit on n’aime pas…Personnellement j’en suis assez fan…

4/5

Personnages : Des personnages bien travaillés pour l’époque…Alors c’est vrai qu’on n’a pas encore le concept du multivers ni les relations amoureuses / sexuelles / divorces entre les personnages. Mais je trouve les personnages bien développés.

3 /5

Univers : Un New-York années 60… Je n y ai pas vécu donc je ne peux pas vraiment dire grand-chose dessus…Juste que la ville est bien construite et qu’il n y a pas de « beug » graphiques à ce niveau.

3/5

Note global : 15/20

Conclusion :

Comme dit précédemment, cet ouvrage est à destination soit des fans inconditionnels soit à ceux qui aiment ce style rétro. Je le déconseille fortement à quelqu’un qui découvre les comics et les univers… Deux adaptations on été faites à ma connaissance sur ce justicier : un film en 2003 avec Ben Affleck dans le rôle principal et la série Netflix dont le premier épisode de la saison 2 sort cette semaine. Le film étant pas mal critiqué, je vous conseille la série bien que personnellement pour son époque il était pas mal…j’avais bien aimé la vision sonar de Daredevil qui était je pense bien représentée…

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